WOW : World of Words – La nouvelle œuvre énergique de Kalabanté entre tradition et modernité
WOW : World of Words, traduit par « un monde de paroles », est le nouveau spectacle de Kalabanté, la troupe qui est derrière Afrique en Cirque. Dans cette nouvelle œuvre dynamique, le metteur en scène, compositeur et chorégraphe Yamoussa Bangoura souhaite ériger des ponts entre tradition et modernité, tout en invitant le public à s’ouvrir à la culture africaine.
Après avoir été présenté pour la première fois au Fringe d’Édimbourg, en Écosse, l’été dernier, le spectacle arrive désormais à Montréal, à la TOHU, du 26 au 29 mars 2026. WOW : World of Words se veut une création immersive, acrobatique et colorée, dans laquelle se déploie beaucoup d’énergie.
« Comme le terme le dit, on parle des paroles. Mais ça ne veut pas nécessairement dire qu’il s’agit d’un spectacle où on va parler », nuance Yamoussa Bangoura, également fondateur et directeur de la compagnie Kalabanté. Pour lui, la « parole » réside dans les mouvements, les gestes et les confrontations qui façonnent le spectacle et qui en disent plus que les mots.
Pour encadrer WOW : World of Words, la musique joue un grand rôle. Sonorités, instruments, chants et percussions humaines vont accompagner les acrobates sur scène, y compris le doum doum, un tambour au cœur de la percussion africaine. La musique jouée en direct sera aussi complétée par des partitions préalablement enregistrées.
Entre tradition et modernité
Mais d’où vient la genèse de ce projet ? Yamoussa se souvient d’Afrique en Cirque, présenté pour la première fois il y a plus de dix ans et repris à la TOHU en 2022.
Le chorégraphe et artiste multidisciplinaire souhaite « transmettre la tradition et faire un mélange de la tradition et de la modernité », tout en invitant le public montréalais, dès l’âge de huit ans, à découvrir une tout autre réalité.
« On fait de la percussion avec le balai, mais ce n’est pas nécessairement le balai qu’on retrouve ici. Mais en Afrique en général, en Guinée, avec le balai qu’on a, on est tout le temps penché », développe-t-il.
Le spectacle demeure aussi une certaine forme d’apprentissage : « Dans la culture québécoise, canadienne et montréalaise, d’ailleurs, ce sont des choses qu’on ne voit pas. »
WOW : World of Words repose sur trois figures emblématiques : le boubou « qui est le grand vêtement en Afrique. C’est un signe de respect et de confiance quand tu portes un boubou », le bâton, mais aussi les cheveux blancs.
L’évolution de deux mondes
Outre la musique, l’éclairage constitue un élément fondamental de WOW : World of Words. « [Il] est très important, car, dans ce spectacle, on parle de deux mondes. »
« On a le monde qui fait toujours piétiner les autres et l’autre monde qui ne se laisse pas faire », explique Yamoussa Bangoura. L’éclairage vient s’imposer comme une séparation entre deux mondes foulant le même sol. « On voit que tout le monde essaie de garder son territoire, donc l’éclairage joue un rôle très important. Parce que, dans ce spectacle, on a les bleus et on a les oranges. »
Sur le plan des disciplines, cerceaux, ballons acrobatiques, contorsion, sangles aériennes et corde à danser structurent le récit porté sur scène.
Des hamacs s’ajoutent également à la liste, même si, au moment de l’entrevue, le chorégraphe précisait que leur utilisation était en cours de développement.
Pour Yamoussa Bangoura, la compagnie Kalabanté exécute le cirque d’une manière différente. Il invite le public montréalais à venir découvrir WOW : World of Words, mais, surtout, ce dernier souhaite qu’il « soit ouvert à la culture africaine, [à] comment les Africains perçoivent le cirque et [à] comment [Kalabanté] veut faire du cirque un mélange. »
WOW : World of Words sera présenté du 26 au 29 mars prochain.